En octobre 2017, le corps d'Alexia Daval, 29 ans, est retrouvé partiellement calciné près de Gray, en Haute-Saône. Pendant des mois, son mari Jonathann incarne publiquement le veuf éploré — jusqu'à ses aveux. En novembre 2020, la cour d'assises de la Haute-Saône le condamne à 25 ans de réclusion criminelle pour meurtre sur conjoint.
Une affaire emblématique
L'affaire Daval a marqué l'opinion par le contraste entre l'image publique du couple « parfait » et la réalité des violences au sein du huis clos conjugal. Elle rappelle que les féminicides ne surviennent pas « par surprise » : tensions, emprise et conflits préexistent le plus souvent, invisibles à l'entourage.
La souffrance spécifique des familles
Pour les parents d'Alexia, à la douleur du deuil s'est ajoutée celle de la manipulation : avoir soutenu, embrassé, défendu publiquement l'homme qui avait tué leur fille. Les proches de victimes vivent souvent ce type de traumatisme secondaire — c'est pourquoi l'accompagnement psychologique des familles, et pas seulement des victimes directes, est fondamental.
Repères pour agir
- Le 3919 (Violences Femmes Info) écoute et oriente, 24h/24 ;
- Les proches peuvent signaler des violences dont ils sont témoins — parfois contre l'avis de la victime sous emprise ;
- Les familles de victimes peuvent se constituer partie civile et être accompagnées tout au long du procès d'assises.
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