En juin 1991, Ghislaine Marchal était retrouvée tuée dans la cave de sa villa de Mougins, avec l'inscription tracée en lettres de sang : « Omar m'a tuer ». Son jardinier marocain, Omar Raddad, a été condamné en 1994 à 18 ans de réclusion — un verdict contesté dès l'origine, au point qu'une grâce présidentielle partielle lui fut accordée en 1996, permettant sa libération en 1998. La grâce n'effaçant pas la condamnation, il se bat depuis pour obtenir la révision de son procès, en s'appuyant notamment sur des traces ADN masculines inconnues relevées sur la scène de crime.

Les questions que pose l'affaire

  • Pour le condamné : la révision est un chemin étroit — il faut un élément nouveau de nature à faire naître un doute sur la culpabilité ;
  • pour la famille de la victime : chaque relance de l'affaire rouvre le deuil, et la mémoire de Ghislaine Marchal mérite le même respect que la quête de vérité ;
  • pour tous : l'affaire a nourri des progrès décisifs de la police scientifique et du débat sur les expertises (graphologie, datation, ADN de contact).

Ce que dit le droit

La cour de révision peut annuler une condamnation définitive et ordonner un nouveau procès — c'est ce qui s'est produit pour Patrick Dils. Tant qu'elle ne s'est pas prononcée, la condamnation demeure, et chacun — condamné comme famille de victime — reste porteur de sa part de vérité.

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