À ne pas confondre avec l'affaire Théo de Lyon (2026) que nous suivons par ailleurs : il s'agit ici de Théo Luhaka, blessé à Aulnay-sous-Bois en 2017.

Le 2 février 2017, lors d'un contrôle d'identité qui dégénère dans le quartier de la Rose-des-Vents à Aulnay-sous-Bois, Théo Luhaka, 22 ans, est très grièvement blessé par un coup de matraque télescopique dans la zone rectale — une blessure entraînant une infirmité permanente. L'affaire embrase le pays et impose l'expression « affaire Théo » dans le débat public.

Le procès de janvier 2024

Sept ans après, la cour d'assises de Seine-Saint-Denis a jugé les trois policiers. Verdict : des peines d'emprisonnement avec sursis (douze mois pour l'auteur du coup, trois mois pour ses collègues), assorties d'interdictions professionnelles partielles — la cour a écarté la qualification de violences volontaires ayant entraîné une mutilation avec intention, retenant des violences illégitimes sans intention infirmante. Un verdict vécu comme insuffisant par la partie civile, mais qui a établi judiciairement l'illégitimité du geste.

Victime de violences par des agents : les voies

  • Plainte (IGPN/IGGN saisies), constitution de partie civile, et expertise médicale déterminante — l'infirmité permanente a pesé lourd ;
  • l'indemnisation peut passer par la CIVI et par la responsabilité de l'État ;
  • les images (vidéosurveillance, témoins) sont souvent décisives : préservez-les vite.

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