En avril 2011, Agnès Dupont de Ligonnès et ses quatre enfants — Arthur, Thomas, Anne et Benoît — étaient découverts enterrés sous la terrasse de la maison familiale de Nantes. Le père, Xavier Dupont de Ligonnès, avait disparu quelques jours plus tôt après un périple dans le sud de la France. Quinze ans plus tard, il fait toujours l'objet d'un mandat d'arrêt pour assassinats — et, n'ayant jamais été jugé, il demeure présumé innocent : c'est au procès, s'il est un jour retrouvé, que la vérité judiciaire se dira.

Une affaire hors norme, un dossier ordinairement vivant

  • L'instruction reste ouverte : chaque signalement (dont la fausse alerte retentissante de Glasgow en 2019) est vérifié ;
  • il n'y a pas de prescription qui menace : le mandat d'arrêt interrompt la prescription de l'action publique ;
  • un procès par défaut demeure juridiquement envisageable, comme dans l'affaire Toscan du Plantier.

Les proches, victimes au long cours

Famille élargie et amis vivent depuis quinze ans avec l'absence de réponses — et avec un emballement médiatique permanent, entre documentaires et « chasses » amateurs. Leur situation rappelle nos conseils aux familles exposées malgré elles : le droit au silence, le porte-parolat unique, la protection de la mémoire des défunts.

StatutVictimes accompagne les proches, aussi longtemps qu'il le faut.