Après un passage à tabac, la victime et ses proches doivent souvent agir dans un état de choc. Les démarches doivent donc être simples, prioritaires et accompagnées.

1. Se mettre en sécurité

Si l’auteur ou le groupe peut revenir, il faut s’éloigner du lieu, contacter un proche et appeler le 17 ou le 112 en cas de danger immédiat. La sécurité passe avant toute collecte de preuve.

2. Faire constater les blessures

Un certificat médical est utile même lorsque les blessures semblent limitées. Après une agression violente, certaines douleurs ou marques apparaissent plusieurs heures plus tard. Le certificat peut mentionner les lésions physiques, l’état psychologique et une éventuelle incapacité totale de travail au sens pénal.

3. Préserver les preuves sans les diffuser

  • Photos des blessures, prises à plusieurs moments.
  • Vêtements abîmés ou tachés, conservés dans un sac propre.
  • Messages, appels, captures d’écran, comptes de réseaux sociaux.
  • Coordonnées de témoins et commerces susceptibles d’avoir des caméras.

Lorsque des images circulent, il est préférable de les conserver pour la procédure plutôt que de les repartager publiquement.

4. Porter plainte et demander à être accompagné

La plainte peut être déposée contre une personne identifiée ou contre X. Une association d’aide aux victimes peut aider à préparer une chronologie, à formuler les conséquences subies et à comprendre les suites possibles.

5. Ne pas négliger le traumatisme

Le choc peut se manifester par des cauchemars, une peur de sortir, une colère intense, une culpabilité ou une impression d’être coupé de ses émotions. Ces réactions sont fréquentes après une agression. Elles méritent un soutien, indépendamment du calendrier judiciaire.

Qui contacter ?

  • 17 ou 112 en cas de danger immédiat.
  • 15 en cas d’urgence médicale.
  • 116 006, numéro national d’aide aux victimes.
  • Statut Victimes, pour être orienté dans les démarches juridiques, psychologiques et administratives.

Sources consultées