Le 13 février 2013, Marion Fraisse, 13 ans, se donnait la mort à son domicile de l'Essonne, laissant une lettre où elle expliquait son geste par les insultes et menaces subies au collège. À une époque où l'institution scolaire minimisait largement le phénomène, sa mère, Nora Fraisse, a refusé le silence.

Un combat devenu collectif

  • Son livre « Marion, 13 ans pour toujours » (2015), adapté à la télévision, a fait entrer le harcèlement scolaire dans des millions de foyers ;
  • son association Marion la main tendue accompagne depuis les familles, forme les établissements et milite pour la prévention ;
  • son action en justice contre l'État pour carence de l'Éducation nationale a ouvert la voie à d'autres familles, en posant la question de la responsabilité des institutions qui ne protègent pas.

De Marion à la loi de 2022

Il aura fallu près de dix ans pour que le harcèlement scolaire devienne un délit autonome (loi du 2 mars 2022), que des numéros dédiés (3020, 3018) soient créés et que chaque établissement ait l'obligation de traiter les signalements. Ce chemin doit beaucoup aux mères et pères qui, comme Nora Fraisse, ont transformé le deuil en action.

Le message aux familles

Votre parole a du poids. Un signalement écrit, une plainte, un recours contre l'institution défaillante : chaque action individuelle fait progresser la protection de tous les enfants. Et vous n'avez pas à porter ce combat seuls : StatutVictimes vous épaule, aux côtés des associations spécialisées.