De septembre 2021 à juin 2022, la cour d'assises spécialement composée de Paris a jugé vingt accusés pour les attentats du 13 novembre 2015 (130 morts, des centaines de blessés au Bataclan, sur les terrasses et au Stade de France). Verdict : culpabilité générale, et pour Salah Abdeslam la réclusion criminelle à perpétuité incompressible — la peine la plus lourde du droit français.
Un procès pensé pour les victimes
« V13 » restera comme le procès qui a donné aux victimes une place inédite :
- plus de 2 000 parties civiles constituées, une salle d'audience construite sur mesure, une webradio sécurisée pour suivre les débats à distance ;
- cinq semaines consacrées aux témoignages des victimes et des familles, considérées par beaucoup comme le cœur du procès ;
- un accompagnement psychologique permanent dans le palais de justice.
Ce que V13 a démontré
Pour beaucoup de rescapés, témoigner devant la cour — dire, être écouté, être cru — a constitué une étape de reconstruction que rien d'autre ne pouvait offrir. Le procès pénal n'est pas seulement une machine à punir : c'est aussi un lieu de reconnaissance.
Les victimes du terrorisme bénéficient par ailleurs d'une indemnisation intégrale par le FGTI et de droits spécifiques, que nous présentons dans notre article sur le procès Samuel Paty.
StatutVictimes accompagne les victimes avant, pendant et après les procès. Parlons-en.