En décembre 2023, la cour d'assises des Hauts-de-Seine a condamné Monique Olivier, ex-épouse de Michel Fourniret, à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité dans les enlèvements et meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece, et dans celui d'Estelle Mouzin, fillette de 9 ans disparue en 2003. Michel Fourniret, mort en 2021, n'a jamais pu être jugé pour ces faits.

Juger quand l'auteur principal est mort

Le décès de l'auteur éteint l'action publique à son égard — mais pas celle visant ses complices. Pour les familles, ce procès a représenté ce que la justice pouvait encore offrir : des débats publics, des réponses, une condamnation. Le père d'Estelle Mouzin, Éric Mouzin, a incarné pendant vingt ans cette exigence de vérité, malgré des années d'enquête dispersée.

Juger sans corps

Le corps d'Estelle Mouzin n'a jamais été retrouvé malgré les fouilles. Le droit n'exige pourtant pas le corps pour condamner : un faisceau de preuves — aveux, témoignages, éléments matériels — peut suffire. C'est une donnée essentielle pour les familles de personnes disparues.

Ce que cette affaire enseigne

  • La persévérance des parties civiles peut réorienter une enquête (le dessaisissement vers un juge spécialisé a été décisif) ;
  • Les défaillances d'enquête peuvent engager la responsabilité de l'État ;
  • Le pôle « cold cases » de Nanterre est né, notamment, de ces combats.

Contactez-nous si votre famille traverse une procédure de longue durée.