Le 5 septembre 2012, sur une route forestière au-dessus du lac d'Annecy, un ingénieur britannique d'origine irakienne, Saad al-Hilli, son épouse, sa belle-mère et un cycliste français, Sylvain Mollier, étaient abattus. Les deux fillettes du couple ont survécu — l'aînée grièvement blessée, la cadette retrouvée cachée sous les jambes de sa mère après huit heures. Malgré une coopération franco-britannique massive, des centaines de pistes (héritage familial, espionnage, tueur isolé…) et des gardes à vue restées sans suite, personne n'a jamais été mis en accusation.
Ce que Chevaline enseigne sur les cold cases
- L'enquête ne s'éteint pas : le dossier, toujours instruit, a été rapproché du pôle des crimes non élucidés ; des réexamens balistiques et ADN intervienent régulièrement ;
- les victimes oubliées : la famille de Sylvain Mollier, victime « collatérale » médiatiquement éclipsée, rappelle que chaque victime a droit à la même attention ;
- les enfants survivants : leur protection (anonymat, tutelle, soin du trauma) a été une priorité absolue — un modèle pour les affaires impliquant des mineurs témoins.
Pour les familles d'affaires non résolues
Constitution de partie civile maintenue, demandes d'actes, droit à l'information : l'attente n'est pas de la passivité. Lisez aussi notre article sur l'affaire Grégory et le droit à la vérité, et contactez-nous pour un accompagnement dans la durée.