En résumé : la loi Badinter de 1985 protège très largement les victimes d'accidents de la circulation — piétons, cyclistes et passagers sont indemnisés presque automatiquement. Le vrai combat se joue sur le montant : n'acceptez jamais une offre sans avis indépendant.
Sur le moment et dans les jours qui suivent
- Constat amiable précis (ou intervention des forces de l'ordre en cas de blessés) ; photos, témoins ;
- consultez même sans blessure apparente : certaines lésions (cervicales, crâniennes, psychologiques) se déclarent à retard — certificat médical initial systématique ;
- si le conducteur a commis une infraction (alcool, stupéfiants, délit de fuite), portez plainte : l'affaire Palmade a rappelé l'importance du volet pénal pour les victimes.
L'indemnisation : le processus Badinter
- L'assureur du responsable doit vous faire une offre dans les 8 mois (provision sous 3 mois en cas de blessures graves) ;
- une expertise médicale évalue vos préjudices : faites-vous assister d'un médecin-conseil de victimes indépendant — l'écart entre expertise « sèche » et expertise assistée est souvent considérable ;
- tous les postes comptent : souffrances, préjudice esthétique, professionnel, d'agrément, aide humaine, préjudices des proches ;
- conducteur non assuré ou en fuite : le FGAO indemnise.
Les pièges à éviter
- Ne signez pas la première offre « pour en finir » : vous avez le droit de la refuser et 15 jours de rétractation après acceptation ;
- attendez la consolidation pour l'indemnisation définitive ; en cas d'aggravation ultérieure, une réouverture est possible ;
- victime psychologique (proche témoin, deuil) : vos préjudices sont indemnisables aussi.
L'association vous oriente vers les bons experts et vérifie que rien n'est oublié dans votre dossier.