En janvier 2011, Laëtitia Perrais, 18 ans, disparaissait à Pornic après avoir croisé la route de Tony Meilhon, multirécidiviste sorti de prison sans suivi effectif. Il a été condamné en 2013 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans, verdict confirmé en appel.
Une affaire, trois débats nationaux
- Le suivi des sortants de prison : l'absence de prise en charge de Meilhon a provoqué une crise majeure entre l'exécutif et les magistrats, et des réformes du suivi socio-judiciaire ;
- la protection de l'enfance : le parcours de Laëtitia et de sa sœur jumelle en famille d'accueil — et les violences qu'elles y avaient subies — a été mis en lumière par le procès de leur famille d'accueil, condamnée par la suite ;
- la dignité des victimes : le travail de l'historien Ivan Jablonka (« Laëtitia ou la fin des hommes ») a montré qu'on pouvait raconter une victime autrement que par son meurtre : par sa vie.
Ce qu'il reste aujourd'hui
Pour les familles, cette affaire a rappelé que les défaillances de l'État peuvent être questionnées publiquement et juridiquement, et que la parole des victimes de l'aide sociale à l'enfance mérite d'être entendue à part entière. Notre article sur le féminicide de Mérignac prolonge cette réflexion sur les failles de la chaîne pénale.
Contactez-nous si votre dossier révèle de telles défaillances.