Pendant 35 ans, « le Grêlé » a hanté les cold cases français : meurtres et viols d'enfants commis dans les années 1980-1990 en région parisienne, un portrait-robot célèbre, et aucune identification malgré un ADN complet. En septembre 2021, la généalogie génétique et un recentrage de l'enquête sur les gendarmes et policiers de l'époque aboutissent : convoqué pour un prélèvement, François Vérove, ex-policier et ex-gendarme, se suicide en laissant une lettre d'aveux. Son ADN correspond.

La mort de l'auteur éteint l'action publique… pas tous les droits

  • La vérité d'abord : l'instruction s'est poursuivie après sa mort pour rattacher formellement les crimes à leur auteur et rechercher d'éventuels faits supplémentaires — les familles y ont été associées ;
  • l'indemnisation demeure : la CIVI reste accessible aux victimes même sans condamnation, et l'action civile peut être exercée contre la succession ;
  • la reconnaissance : la clôture officielle du dossier, en nommant l'auteur, a offert aux familles ce qu'aucun classement n'avait permis en trois décennies.

Une révolution pour les cold cases

Après la parentèle, la généalogie génétique ouvre une nouvelle ère pour les affaires anciennes, sous le contrôle du pôle national des crimes non élucidés. Si votre dossier dort depuis des années, il peut être réexaminé. Parlons-en.