Commercialisé de 1976 à 2009, le Mediator des laboratoires Servier, officiellement antidiabétique mais massivement prescrit comme coupe-faim, a provoqué des valvulopathies cardiaques et de l'hypertension pulmonaire — des centaines de décès selon les études épidémiologiques. Il aura fallu l'obstination d'une pneumologue de Brest, Irène Frachon, pour faire éclater le scandale en 2010. En 2021, le tribunal a condamné Servier pour tromperie aggravée et homicides et blessures involontaires ; l'appel, fin 2023, a alourdi la condamnation. L'agence du médicament a également été condamnée en première instance pour ses défaillances.
Ce que l'affaire a construit pour les victimes
- Un dispositif d'indemnisation dédié via l'ONIAM, permettant une réparation sans procès long — des milliers de dossiers indemnisés ;
- la démonstration qu'un lanceur d'alerte et des associations de patients peuvent faire plier un géant industriel ;
- des réformes de la pharmacovigilance et de la transparence des liens d'intérêts.
Victime d'un médicament ou d'un produit de santé ?
- Conservez ordonnances, boîtes et dossier médical (notre modèle de demande de dossier) ;
- signalez au centre de pharmacovigilance ;
- ONIAM, action de groupe santé, action individuelle : les voies se cumulent rarement mais se choisissent — un avocat spécialisé vous orientera.