En décembre 2016, Narumi Kurosaki, étudiante japonaise de 21 ans, disparaissait de sa résidence universitaire de Besançon. Son corps n'a jamais été retrouvé. Au terme d'une procédure hors norme, son ex-compagnon chilien Nicolas Zepeda — extradé du Chili en 2020 — a été condamné à 28 ans de réclusion criminelle pour assassinat, verdict confirmé en appel fin 2023.
Trois obstacles, trois réponses
- Pas de corps : comme dans le procès de Monique Olivier, le faisceau d'indices (téléphonie, témoignages, achats suspects, trajets) a suffi à emporter la conviction ;
- un suspect à l'étranger : la coopération judiciaire franco-chilienne a permis une extradition rare, après des années de procédure ;
- une famille à 10 000 km : la mère de Narumi est venue à chaque procès, assistée d'interprètes — les parties civiles étrangères ont exactement les mêmes droits en France.
Ce qu'il faut retenir
La distance, la nationalité ou l'absence de corps n'éteignent ni l'action publique ni les droits des familles. Les victimes étrangères en France (et les Français victimes à l'étranger) bénéficient de dispositifs dédiés — n'hésitez pas à nous demander une orientation.