En février 2017, Pascal et Brigitte Troadec et leurs enfants Sébastien et Charlotte disparaissaient de leur maison d'Orvault, près de Nantes. Les investigations — téléphonie, traces de sang, vidéosurveillance — ont conduit au beau-frère, Hubert Caouissin, persuadé que la famille détenait un « magot » d'or familial. Il a avoué avoir tué les quatre membres de la famille et a été condamné en juillet 2021 à 30 ans de réclusion criminelle ; sa compagne, pour recel de cadavres et modification de scène de crime, à trois ans dont un ferme.
Les leçons d'un huis clos familial
- Les conflits d'héritage peuvent devenir dangereux : menaces, obsessions et surveillance au sein d'une famille sont des signaux à prendre au sérieux — mains courantes et plaintes en gardent la trace ;
- la preuve technique a une nouvelle fois été décisive, des bornages téléphoniques aux expertises sanguines ;
- les proches survivants — grands-parents, oncles et tantes, amis — sont des victimes à part entière, admises à se constituer parties civiles et à être indemnisées de leur préjudice d'affection.
Proches de victimes : vos droits
Le préjudice des proches (affection, accompagnement, troubles dans les conditions d'existence) est indemnisable devant les juridictions comme devant la CIVI. Nous vous aidons à le faire reconnaître.