Le 13 juin 2016, Jean-Baptiste Salvaing, commandant de police, et sa compagne Jessica Schneider, agente administrative, étaient assassinés à leur domicile de Magnanville par un terroriste se réclamant de l'État islamique — sous les yeux de leur fils de 3 ans, retrouvé indemne mais en état de sidération lors de l'assaut. En octobre 2023, la cour d'assises spéciale a condamné Mohamed Aberouz, jugé pour complicité, à la réclusion criminelle à perpétuité.

L'enfant, partie civile centrale

Ce procès restera comme celui d'un enfant : orphelin, unique témoin, dont la trace ADN d'un accusé sur l'ordinateur familial a constitué un élément clé des débats. Son statut illustre les protections spécifiques des mineurs victimes :

  • administrateur ad hoc désigné pour le représenter dans la procédure, ses intérêts pouvant différer de ceux des adultes ;
  • pupille de la Nation / de la République : un statut ouvrant soutien matériel et moral durable de l'État ;
  • indemnisation intégrale par le FGTI et suivi psychotraumatique au très long cours — l'enfant grandira avec cette mémoire, comme les enfants de Nice.

Pour les familles de victimes du devoir

Les proches des agents publics tués dans l'exercice de leurs fonctions bénéficient de dispositifs propres (pensions, mentions, accompagnement ministériel), cumulables avec le droit commun des victimes du terrorisme. Nous pouvons vous orienter.