Ce 14 juillet 2026 marque les dix ans de l'attentat de Nice. Le 14 juillet 2016, un camion lancé sur la promenade des Anglais à l'issue du feu d'artifice faisait 86 morts et 458 blessés. Ce soir-là, la foule était familiale : selon les estimations, près de 3 000 enfants étaient venus admirer le feu d'artifice. Beaucoup ont vu l'impensable.
Un traumatisme qui grandit avec eux
Dix ans après, ces enfants sont devenus lycéens, étudiants, jeunes adultes. Pour une partie d'entre eux, les troubles de stress post-traumatique persistent : cauchemars récurrents, angoisse des foules et des feux d'artifice, hypervigilance, difficultés scolaires puis professionnelles. Les études menées auprès des enfants niçois pris en charge après l'attentat ont montré l'ampleur et la durée de ces séquelles — et combien le psychotraumatisme de l'enfant, s'il n'est pas traité, se réinvite à chaque étape de la vie.
Notre association recueille les témoignages de ces jeunes victimes devenues grandes, avec un constat qui revient sans cesse : la reconnaissance — médicale, sociale, judiciaire — reste un besoin vital, même une décennie plus tard.
Dix ans après, vos droits n'ont pas disparu
- L'indemnisation par le FGTI peut être réexaminée en cas d'aggravation de l'état de santé, même des années après la consolidation ;
- les centres régionaux de psychotraumatisme accueillent les victimes sans limite de délai, et des consultations dédiées existent à Nice ;
- les enfants présents en 2016, aujourd'hui majeurs, peuvent entreprendre seuls les démarches que leurs parents n'avaient pas engagées à l'époque.
Vous étiez présent·e ce soir-là, enfant ou adulte, ou vous accompagnez quelqu'un qui l'était ? Contactez-nous — et retrouvez notre article sur le procès de 2022 et l'indemnisation des victimes de Nice.