Le 11 décembre 2018, Chérif Chekatt ouvrait le feu et frappait au couteau dans les allées du marché de Noël de Strasbourg, tuant cinq personnes et blessant une dizaine d'autres, avant d'être abattu deux jours plus tard. Début 2024, la cour d'assises spécialement composée de Paris a jugé son entourage : quatre hommes ont été condamnés, dont celui qui avait fourni l'arme — la peine la plus lourde atteignant trente ans de réclusion — les autres pour des infractions en lien avec l'armement, à des peines nettement moindres.

Les débats qui ont marqué le procès

  • Fournir une arme, est-ce partager le projet ? La cour a répondu au cas par cas, distinguant l'adhésion terroriste de la délinquance d'armes « ordinaire » ;
  • la radicalisation en détention de l'auteur, fiché S, a réinterrogé le suivi des sortants ;
  • les parties civiles — blessés, familles, commerçants et passants traumatisés — ont rappelé l'ampleur des victimes invisibles d'un attentat : celles qui n'ont pas été touchées par les balles mais que la scène ne quitte plus.

À savoir pour les victimes

Le préjudice d'angoisse des personnes exposées et le préjudice d'attente des proches sont indemnisés par le FGTI, comme nous l'expliquons pour Nice. Strasbourgeois présents ce soir-là : vos droits demeurent, même des années après. Parlons-en.