Le 21 septembre 2001, l'explosion d'un stock de nitrate d'ammonium à l'usine AZF de Toulouse tuait 31 personnes, en blessait des milliers et dévastait des quartiers entiers. Après deux relaxes contestées, deux procès d'appel et deux passages en cassation, la condamnation de l'exploitant Grande Paroisse (groupe Total) et de l'ancien directeur pour homicides involontaires est devenue définitive fin 2019 — dix-huit ans après les faits.

Les spécificités des victimes de catastrophes

  • La masse : des milliers de parties civiles, des audiences délocalisées dans des salles géantes — une logistique reprise ensuite pour V13 ;
  • l'indemnisation parallèle : la quasi-totalité des victimes a été indemnisée par les assurances et l'exploitant bien avant l'issue pénale — un point capital : n'attendez jamais la fin du procès pénal pour faire valoir vos droits indemnitaires ;
  • l'expertise au cœur : vingt ans de bataille sur la cause de l'explosion rappellent que les victimes ont intérêt à être représentées dans les opérations d'expertise.

Aujourd'hui

Sites Seveso, obligations de prévention renforcées, information des riverains : l'héritage réglementaire d'AZF protège — imparfaitement — les riverains d'aujourd'hui. En cas d'accident industriel, les réflexes sont ceux de toute victime collective : conserver les preuves, se regrouper, se faire assister. Nous pouvons vous orienter.