Après son agression du 31 janvier 2026 à Gerland, Théo souffre d'un traumatisme crânien, de douleurs cervicales et de vertiges persistants. Ces constats médicaux ne servent pas seulement à le soigner : ils pèsent directement sur la qualification pénale des faits et sur son indemnisation. Voici pourquoi — et comment faire constater vos blessures.
L'ITT, une notion juridique
L'incapacité totale de travail (ITT) mesure la durée pendant laquelle la victime ne peut plus accomplir les gestes de la vie courante. Attention : elle ne concerne pas que le travail, et s'applique aussi aux étudiants, retraités ou personnes sans emploi. Son évaluation détermine :
- la gravité de l'infraction : une ITT supérieure à 8 jours transforme la qualification et alourdit les peines encourues ;
- l'accès à certaines voies d'indemnisation : la CIVI offre une réparation intégrale à partir d'un mois d'ITT ou en cas de séquelles graves.
Les bons réflexes, dans l'ordre
- Consultez immédiatement, même si les blessures semblent légères : un traumatisme crânien ou un psychotraumatisme peuvent se révéler à retardement.
- Demandez un certificat médical initial descriptif : chaque hématome, chaque douleur, chaque symptôme doit y figurer.
- Après le dépôt de plainte, demandez une réquisition vers une unité médico-judiciaire (UMJ), seule habilitée à fixer l'ITT pénale.
- Faites documenter les séquelles psychologiques : elles ouvrent droit à réparation au même titre que les blessures physiques (voir notre article sur le psychotraumatisme).
- Conservez tout : ordonnances, comptes rendus, arrêts, photos datées des blessures.
Un dossier médical solide est la colonne vertébrale de votre indemnisation. Téléchargez nos modèles de documents ou faites-vous accompagner.