Des mois après l'agression du 31 janvier 2026, Théo reste profondément marqué : il n'a pas assisté au procès de ses agresseurs, et sa mère confie qu'« il se demande comment il a fait pour ne pas mourir ce jour-là ». Au-delà du traumatisme crânien et des vertiges, c'est la trace psychique de l'agression qui bouleverse sa vie — comme celle de milliers de victimes chaque année.

Les symptômes qui doivent alerter

  • Reviviscences : flashbacks, cauchemars, images intrusives de l'agression.
  • Évitement : détours pour ne pas repasser par le lieu des faits, peur du hall d'immeuble, isolement social.
  • Hypervigilance : sursauts, sentiment permanent de danger, troubles du sommeil et de la concentration.
  • Altérations de l'humeur : honte, culpabilité (« j'aurais dû me défendre »), irritabilité, perte d'intérêt.

Ces réactions sont normales après un événement anormal. Lorsqu'elles persistent au-delà d'un mois, on parle de trouble de stress post-traumatique (TSPT), qui se soigne.

Où trouver de l'aide ?

  • Les centres régionaux de psychotraumatisme (CRP), avec des consultations spécialisées, souvent sans avance de frais.
  • Le numéro 116 006 (aide aux victimes, gratuit, 7 j/7) pour une écoute et une orientation immédiates.
  • Les associations d'aide aux victimes présentes dans chaque département et dans de nombreux tribunaux.
  • Les thérapies validées : EMDR, thérapies cognitivo-comportementales centrées sur le trauma.

Un préjudice indemnisable

Le préjudice psychologique se répare comme les blessures physiques. Faites-le documenter par un professionnel (certificats, suivi) : il sera intégré dans votre demande d'indemnisation, devant le tribunal ou la CIVI.

Vous ne devez pas traverser cela seul. Découvrez notre accompagnement ou parlez-nous.