Dans l'affaire Théo, jugée à Lyon en mai 2026, les six prévenus avaient entre 14 et 17 ans au moment des faits. Pour la victime et sa famille, cela signifie une procédure très différente de celle des majeurs. Voici ce qu'il faut savoir.
Le tribunal pour enfants
Les mineurs poursuivis pour des délits graves comparaissent devant le tribunal pour enfants : un juge des enfants qui préside, entouré de deux assesseurs spécialisés. Pour les crimes commis par des mineurs de plus de 16 ans, c'est la cour d'assises des mineurs qui est compétente.
Le huis clos : une audience à publicité restreinte
Contrairement aux procès de majeurs, l'audience n'est pas publique. Seules certaines personnes peuvent y assister — et la victime partie civile en fait partie, assistée de son avocat. La presse ne peut pas rapporter l'identité des mineurs poursuivis, c'est pourquoi les articles sur l'affaire Théo ne nomment jamais les condamnés.
L'atténuation de responsabilité
Les mineurs bénéficient d'une atténuation des peines : en principe, un mineur ne peut pas être condamné à une peine supérieure à la moitié de celle encourue par un majeur. Cette « excuse de minorité » peut être écartée pour les plus de 16 ans dans certains cas graves.
Les droits de la victime restent entiers
Le point crucial : la minorité de l'auteur ne réduit en rien les droits de la victime. Constitution de partie civile, demande de dommages et intérêts, accès à la CIVI en cas d'insolvabilité, accompagnement par une association d'aide aux victimes : tous ces leviers restent disponibles. La responsabilité civile des parents peut également être engagée — nous l'expliquons ici.
Consultez notre guide de l'aide aux victimes ou écrivez-nous pour être orienté.