En résumé : face à une fraude bancaire, la rapidité fait tout — et la loi est de votre côté : les opérations non autorisées doivent être remboursées immédiatement par la banque, sauf négligence grave prouvée par elle.
1. Stopper l'hémorragie
- Opposition immédiate (carte, chéquier, accès en ligne) et changement de tous les mots de passe ;
- alertez votre conseiller et demandez le rappel des virements récents si possible ;
- conservez tout : SMS, courriels frauduleux, numéros appelants, relevés.
2. Signaler et porter plainte
- Fraude à la carte : signalement Perceval (service-public.fr) ;
- phishing : transférez à signal-spam et déposez sur PHAROS si contenu illicite ;
- pour les préjudices importants ou le « faux conseiller bancaire » : plainte (notre modèle), utile aussi face à la banque.
3. Exiger le remboursement de la banque
L'article L.133-18 du code monétaire et financier impose le remboursement immédiat des opérations non autorisées, contestées dans les 13 mois. La banque ne peut le refuser qu'en prouvant votre « négligence grave » — et la jurisprudence rappelle qu'être piégé par une escroquerie sophistiquée (numéro affiché de la banque, faux conseiller crédible) n'est pas une négligence grave. Envoyez notre modèle de demande de remboursement ; en cas de refus, saisissez le médiateur bancaire.
4. Escroqueries hors banque
Faux sites, arnaques sentimentales, faux placements : plainte systématique, signalement sur Thésée (e-escroqueries) et, sous conditions de ressources, indemnisation possible par la CIVI en cas de grave détresse matérielle. La honte est l'arme des escrocs — parlez-nous-en, vous n'êtes ni le premier ni la dernière.