En résumé : environ un quart des victimes de violences au sein du couple recensées sont des hommes. La loi les protège exactement de la même façon — mais la honte et la peur de ne pas être cru retardent souvent les démarches. Ce guide est fait pour les lever.
Reconnaître les violences
Coups, griffures, objets lancés — mais aussi violences psychologiques : dénigrement permanent, contrôle du téléphone et de l'argent, menaces de « tout raconter », d'empêcher de voir les enfants, fausses accusations. L'emprise fonctionne de la même manière quel que soit le sexe de l'auteur.
Vos droits sont identiques
- Plainte : les violences par conjointe ou conjoint sont aggravées par le lien de couple, quelle que soit la configuration ; utilisez notre modèle de plainte si le guichet vous décourage — un refus de plainte est illégal ;
- ordonnance de protection : elle n'est pas réservée aux femmes (modèle de requête) ;
- certificats médicaux : faites constater chaque blessure, y compris psychologique ;
- en urgence : 17, et le 116 006 pour être orienté. La plateforme violences-hommes-info et certaines associations spécialisées offrent une écoute dédiée.
Les pièges spécifiques
- Ne répliquez jamais physiquement : vous risquez de devenir le mis en cause ;
- documentez tout par des tiers (médecin, proches, messages sauvegardés) ;
- si vous partez, signalez votre départ (main courante) et consultez rapidement un avocat pour les enfants — l'aide juridictionnelle peut financer la procédure.
Vous n'êtes ni faible, ni seul
Être victime n'a pas de genre. Contactez l'association : votre situation sera écoutée sans jugement et en toute confidentialité.