En résumé : le cyberharcèlement se combat efficacement — l'affaire Mila a prouvé que même les auteurs « d'un seul message » peuvent être condamnés. La clé : préserver les preuves avant tout signalement.
1. Préserver les preuves (avant de bloquer ou signaler)
- Capturez tout : messages, URL visibles, dates, pseudos — le retrait efface les traces ;
- pour les faits graves, un constat d'huissier (commissaire de justice) sécurise la preuve ;
- ne répondez pas aux attaques : chaque réponse alimente la meute.
2. Faire retirer les contenus
- Signalez à la plateforme, et mettez en demeure l'auteur ou l'hébergeur avec notre modèle de mise en demeure ;
- PHAROS (internet-signalement.gouv.fr) pour les contenus illicites ;
- pour les mineurs, le 3018 obtient des retraits en urgence auprès des plateformes partenaires.
3. Porter plainte
Le harcèlement en ligne est puni de 2 à 3 ans d'emprisonnement (plus si la victime est mineure), même quand chaque participant n'a publié qu'un message, dès lors qu'il s'inscrit dans une action collective (loi de 2018). La diffusion d'images intimes sans consentement est un délit distinct. L'anonymat ne protège pas : les enquêteurs obtiennent l'identification des comptes. Utilisez notre modèle de plainte en joignant vos captures.
4. Se protéger psychologiquement
La violence de masse, même virtuelle, provoque de vrais psychotraumatismes. Coupez les notifications, faites-vous relayer par un proche pour la collecte des preuves, et parlez-en. L'association est là pour vous guider, victime ou parent de victime.