En résumé : après une agression physique, trois priorités — se soigner, faire constater, porter plainte. Chaque étape conditionne la suite : la qualification pénale des faits et votre indemnisation.
1. Se soigner et faire constater
Consultez immédiatement, même si les blessures paraissent légères : certains traumatismes (crâniens notamment) se révèlent à retardement — l'affaire Théo à Lyon l'illustre douloureusement. Demandez un certificat médical initial descriptif, puis une évaluation de l'ITT en unité médico-judiciaire : notre article vous guide pas à pas.
2. Porter plainte
- Sur place (commissariat, gendarmerie) ou par courrier au procureur ;
- listez les témoins, demandez la préservation de la vidéosurveillance (elle s'efface vite !) ;
- si d'autres personnes ont subi les mêmes agresseurs, signalez-le : les dossiers groupés pèsent bien plus lourd ;
- sans nouvelles après 3 mois : relancez le procureur.
3. Obtenir réparation
- Constituez-vous partie civile (voir notre modèle pour demander réparation avant l'audience) ;
- si l'auteur est mineur ou insolvable : parents civilement responsables, assurance, et CIVI (réparation intégrale dès un mois d'ITT) ;
- pensez à votre contrat Garantie Accidents de la Vie ;
- si le condamné ne paie pas : SARVI.
4. Ne pas rester seul·e
Le 116 006 (aide aux victimes, gratuit, 7j/7) vous écoute et vous oriente. Le psychotraumatisme est fréquent après une agression : apprenez à le reconnaître. Et contactez l'association pour un accompagnement personnalisé.